ÉPISODE 7 – La ronde des souvenirs

Un souvenir. Cette petite chose intime et miraculeuse qui vient s’inscrire à jamais dans votre mémoire. Une odeur, une image, un son, un contact… Un petit rien du tout qui reste pourtant gravé au plus profond de vous-même, sans parfois même le désirer.

Il y a des souvenirs que l’on aimerait garder jalousement rien que pour soi et qui, malgré tous nos efforts, s’effacent peu à peu en ne laissant derrière eux, qu’une trace timide et brumeuse. Un goût sucré ou amer, c’est selon… Il y a ceux qui reviennent, inlassablement, dans votre quotidien, vos chimères, telles les images d’un film dont les séances jouent infatigablement les prolongations. Puis il y en a d’autres, stigmates d’une époque révolue, que l’on aimerait chasser, oublier, mais qui persistent à envahir nos petites têtes comme une mauvaise chanson que l’on ne peut s’empêcher de fredonner… à longueur de journée.

Quand je jette un œil du côté de mon enfance, c’est exactement cela que je ressens. Une crainte d’effacer sans le vouloir de mon cerveau agité, des voix, des visages, des impressions. Une peur profonde de ne pas pouvoir me débarrasser une bonne fois pour toutes de ces scènes sordides, crues et loin d’être innocentes. La hantise de rejeter les bons moments, pour me concentrer uniquement sur ce qui fait mal, ce qui fait souffrir, ce qui donne tragiquement la notion d’exister, d’avoir une histoire.

La mémoire peut être terriblement tortueuse. L’oubli, épouvantablement ravageur…

Alors non. Je ne veux pas oublier. Je ne veux pas ranger mes souvenirs comme l’on classe de vieux dossiers sans importance. Au contraire. Je veux les exalter, les revivre, les retranscrire. Parce que ce sont eux, qui font qui je suis aujourd’hui. Les rejeter équivaudrait à me renier complètement. Et d’autres l’ont déjà suffisamment fait à ma place…

***

Je me souviens… Il y a du monde. Beaucoup de monde. Et du bruit. Un bruit sourd qui bat en cadence et me donne une envie irrésistible de bouger. Je porte une robe blanche savamment ponctuée de strass multicolores, de perles nacrées et de dentelle fine. Une robe magnifique assortie de minuscules chaussures roses brillantes qui me font aujourd’hui penser à celles de Dorothy dans le magicien d’Oz. A l’aube de mes 5 ans, mes cheveux sont un peu plus courts. Je me la joue maintenant garçon manqué.

Derrière la porte de l’immense salle parisienne vers laquelle je me dirige en tenant fermement la main de ma maman, la musique orientale devient de plus en plus pressante, le rythme des tambourins de plus en plus attirant.

Marie porte une longue robe noire moulante sertie de diamants véritables, bardée d’une traîne somptueusement ondulante. La belle brune redevenue rousse porte des lunettes de soleil griffées yeux de chat, malgré la nuit déjà tombée.  A notre arrivée, la horde de badauds dans laquelle je reconnais quelques visages familiers nous fait instinctivement place, comme pour laisser le chemin libre aux starlettes de la soirée.

J’entre. Je vois cette peluche, une immense réplique d’un Saint-bernard qui doit bien faire une bonne dizaine de fois ma taille, trôner au milieu de la pièce. Peut-être l’avais-je réclamée ? Je ne m’en souviens pas. Toujours est-il que je cours l’enlacer de mes petits bras tout frêles, heureuse comme jamais. Mon père, sorti de nulle part, me caresse alors la tête et de son regard à la fois troublant et plein d’amour, me susurre un « Joyeux Anniversaire ma princesse » plein de promesses.

Des promesses tenues… Pas moins de trois-cents personnes sont là, pour me célébrer. Une famille nombreuse, des cousins par milliers, des gens que je ne connais pas. Mon anniversaire est un peu le rendez-vous branché du moment, celui auquel se presse une foule d’invités honorés d’être là. Un orchestre, un magicien, des clowns, une maquilleuse, des danseuses du ventre, des photographes… Et tellement de cadeaux. Tout le monde le sait. Pour impressionner Yvan et entrer dans ses bonnes grâces, mieux vaut ne pas se moquer de sa petite poupée.

Je passe de bras en bras, j’embrasse avec plus ou moins d’entrain des têtes connues, d’autres qui me sont absolument anonymes. Parfois je me mets à pleurer d’épuisement mais qu’importe, la soirée est bien trop belle pour que je la gâche réellement. La fête bat son plein jusqu’au bout de la nuit, pour le plus grand plaisir d’une assemblée conquise par la folie des grandeurs du beau brun que j’appelle « papa »… Un Gatsby des temps modernes

Je suis une petite reine. Et j’adore ça…

***

Je me souviens… La douceur de son visage, la grâce de son sourire, le réconfort de ses câlins. Amina est une jeune femme qui vit au dessus de chez nous, dans ce que l’on appelle une chambre de bonne. Elle est aujourd’hui un membre à part entière de la famille, une pépite de gentillesse et de bonté. Marie et elle sont devenues au fil des mois de véritables amies, des confidentes. Pour ma maman, cette grande brune à la silhouette un peu gauche est un véritable trésor. Elle est aussi experte dans la préparation des boulettes pour le Shabbat que pour sécher les larmes de sa douce patronne.

Mais toutes les bonnes choses ont une fin et même les amitiés les plus sincères peuvent être brisées par la destinée.

Oh douce Amina. Celle avec qui je passe tant d’heures à jouer, à faire des coloriages ou des puzzles. Celle qui me console quand la maison se met à trembler. Pourquoi as-tu décidé de te marier ? De partir pour ce pays que je ne connais pas ? Quelle égoïste tu fais…

Autour d’un café fumant, l’ambiance est pesante. Les deux jeunes femmes pleurent, l’une d’un bonheur qu’elle n’ose faire éclater et l’autre d’une tristesse profonde et meurtrie.

Les jours qui suivent le départ de notre petite fée sont d’une morosité saisissante. Marie porte en elle une douleur viscérale et une rage incontrôlées. Elle se sent trahie, abandonnée. Elle qui a pour habitude de claquer des doigts pour obtenir tout ce qu’elle désire, se prend une claque à laquelle elle n’était pas préparée. Terriblement seule, une fois encore…

***

Je me souviens… De ma première cigarette. La mienne, je l’ai eue en bouche à l’âge de cinq ans. Je vous vois hausser les sourcils et pourtant, ce souvenir étrange et anecdotique m’a légèrement marquée.

« Maman, je veux une cigarette ! » Marie fume comme un pompier…

Vous voyez la petite Veruca dans Charlie et la Chocolaterie ? Et bien c’est un ange béni des cieux à côté de moi… Oh, Marie a bien essayé de compromettre sa petite puce avec quelques répliques en chocolat, mais pas folle la guêpe… Je sais bien à ce moment là que ce ne sont pas des vraies…

« Quand je serai grande, je fumerai toutes les cigarettes du monde ! »

Une répartie affolante, la jeune maman est habituée à cela de la part de son enfant. Mais si d’ordinaire elle s’en amuse, la voilà qui, ce jour-là, me prend, moi gamine pas plus haute que trois pommes pourries, au mot. Elle me regarde droit dans les yeux, d’une œillade froide et saisissante. L’instant me glace les sangs.

« Tiens, fume ! »

Je la scrute étonnée, interloquée de l’avoir faite plier, ne sachant pas s’il s’agit là d’un piège ou d’un signe de capitulation. Elle me tend alors le mégot de cigarette encore tremblant qu’elle venait de glisser à sa bouche, me le porte avec conviction entre les lèvres et me demande d’aspirer. Ce que, en bonne petite fille obéissante, je fais.

Une fumée nauséabonde à laquelle je suis pourtant habituée depuis toujours me sort par le nez, la bouche. Mes yeux se révulsent. J’ai l’impression de prendre littéralement feu. La sensation qui s’insinue en moi est vive, douloureuse, étouffante. Oui, littéralement, je m’étouffe… Et je me mets à hurler.

Marie est satisfaite. Pour répondre aux supplications de sa gamine, certaine d’avoir donné une bonne leçon à son enfant, elle me regarde maintenant le sourire étrangement figé.

« Ma chérie, tu ne toucheras plus jamais une cigarette de ta vie maintenant… »

Oui maman, certainement pas jusqu’à mes vingt ans… Où je deviendrais alors une fumeuse invétérée… Foutaise.

***

Je me souviens… Être plantée là, derrière une grille. Pleurer toutes les larmes de mon corps parce que mes parents m’ont lâchement abandonnée. Ma prison s’appelle « école maternelle ». Un endroit étrange, peuplé d’enfants bizarres et qui n’a absolument rien de maternel, puisque Marie n’est pas là. Ce lieu qui bravera en son sein les turpitudes et la haine d’un certain Human Bomb quelques années plus tard, cette école là, n’aura pas eu raison de moi.

Une journée. Il aura suffit d’une journée de hurlements, de colère et de rage pour convaincre ma mère que la petite école était traumatisante pour moi.

Mes années de maternelle ? Je les ai vécues au Sri Lanka, à Cannes, aux Maldives, à Saint-Barth… Dans de beaux hôtels particuliers, de magnifiques villas… Rien de bien conventionnel, n’est-ce pas ?

***

Je me souviens…

« Et si on allait voir Papa ? »

Marie me fait grimper à toute hâte dans sa Mercedes noire aux vitres teintées flambant neuve. Pour voir Yvan, deux options. Le Cercle de jeux ou le Bureau.

Derrière la porte cossue qui renferme tous les petits et vilains secrets du beau brun, plusieurs pièces en enfilade. L’endroit situé en plein cœur de la capitale est un haut lieu d’affaires. Au dessus, un cabinet d’avocats. A droite, des notaires. En dessous, un chirurgien dentiste. Et au milieu de tout ce beau monde, une peuplade d’escrocs qui font illusion.

Je ne le sais pas encore bien sûr et à ce moment précis, toutes ces histoires de grandes personnes ne m’importent peu. Mon seul plaisir, sauter sur les genoux de mon père, l’oreille vissée au téléphone et l’œil tombant, qui m’invite à l’écouter en silence. Il parle. Il parle tellement que j’en ai presque le tournis. Mais j’aime l’entendre. J’aime sa voix tantôt ferme, tantôt cajoleuse. J’aime l’observer graver tout un tas de signes bizarres sur la multitude de blocs-notes qui jonchent son bureau en cuir marron. J’aime ses gestes. Vacillants et précis à la fois. Sa façon de pencher la tête sur le côté, de plisser ses grands yeux bleus et de me regarder. J’aime être auprès de lui. J’aime aussi quand enfin il raccroche et me promet de m’emmener au magasin de jouets au coin de la rue, me donner un bonbon à la menthe et intimer discrètement Marie qu’il est grand temps pour nous, de rentrer.

***

Je me souviens… Mon Dieu, que ce vacarme est envoûtant ! Le son des machines à sous. Celui de la roulette. Les rires des dindes qui gagnent au Craps, les pleurs de celles qui perdent leurs petites culottes au Black Jack. On pourrait croire que les casinos ne sont réservés qu’aux adultes. C’était sans compter sur la gouaille du portefeuille d’Yvan et la détermination de Marie. Tout est possible quand on aligne quelques Pascal.

***

Je me souviens… Le Club. Cet endroit lugubre en plein cœur du quartier de Montmartre. Un appartement transformé en cercle de jeux clandestins. Ici, pendant que mon père s’évertue à perdre tout son argent au poker ou à la belote et que ma mère discute chiffon avec les autres femmes du groupe, moi je mange des sandwiches au thon. Huileux, bien gras, puant mais furieusement délicieux. Me réveiller sur quelques coussins posés en fond de pièce, endormie à côté de quelques jeunes petits camarades, eux-aussi esclaves de la passion dévorante de leurs pères, voilà comment j’occupe certaines de mes soirées.

Pourquoi diable ma mère traîne-t-elle dans ce genre d’endroits ? Vous le comprendrez bien assez tôt…

***

Je me souviens… Ne rien percevoir. Regarder par la fenêtre, observer les lumières des bateaux danser sur la mer. Admirer le ballet incessant des belles voitures qui agite la Croisette en ce début de mois de juillet. Un tourbillon de vie qui contraste violemment avec l’abattement qui règne dans notre suite du Martinez.

Je vois ma mère, les yeux gonflés, poser le combiné du téléphone dans un geste étonnamment lent, comme pour retenir encore un peu en elle l’annonce qu’elle doit faire.

Quelques heures plus tôt, la chorégraphie macabre des sirènes d’ambulance. Quelqu’un fait un malaise, s’empoigne le cœur. Et puis maintenant, plus rien, c’est la fin.

C’est la toute première fois que je vois consciemment Yvan pleurer. La toute première fois que je vois ce grand gaillard d’ordinaire imperturbable, chanceler. La toute première fois qu’il se laisse aller devant moi. Son père vient de tirer sa révérence et même si je n’ai que très peu de souvenirs lucides avec cet homme qui a été pour moi un papi éclair, je sens bien qu’un nuage d’une noirceur insoupçonné vient de s’abattre sur notre clan.

Avec la disparition soudaine et brutale de Roger, terrassé par une crise cardiaque, le personnage d’Yvan prend une toute nouvelle dimension. Lui-même chez qui le souffle de vie est d’une fragilité alarmante, devient en un fragment de secondes fatidiques, celui sur qui tout le monde va compter, plus que jamais…

***

Puis je me souviens…

***

Depuis quelques semaines déjà, Marie n’est plus tout à fait elle-même. Si d’ordinaire la belle s’échine à écumer les boutiques de luxe de la capitale, les traitements virulents et changeants auxquels elle est assignée l’épuisent. Même l’atelier qu’elle s’est façonné dans cet appartement somptueux occupé jadis par l’un des plus grands chanteurs de notre époque, n’a plus ses faveurs. Elle qui aime tant mettre ses émotions sur des croutes sombres et inquiétantes, n’a plus le goût de jouer du pinceau. Ses toiles restent vierges, tout comme son cœur s’éteint peu à peu.

Yvan est un fantôme. Une ombre qui rôde tard dans la nuit pour s’évaporer au petit matin. Il vaque à son joli business dit-il. Son absence résonne comme un échec pour la jolie rousse qui n’en peut plus de ce quotidien pesant et chaotique.

Rachitique et décharnée, Marie qui affichait autrefois une silhouette au galbe parfait, n’est aujourd’hui plus qu’un spectre dont l’âme noire ronge les dernières lueurs d’espoir. Elle ne se maquille plus, ne se coiffe plus, ne mange plus… Abandonne sa lumière pour laisser entrer en elle l’obscurité.

Ma tototte à la bouche, une poupée que je m’amuse à massacrer dans les mains, j’observe du coin de l’œil l’une des affreuses domestiques qui ont tenté de remplacer Amina, me préparer un chocolat chaud.  Celle-là, je la déteste. Surtout quand elle laisse baigner des petits bouts de peau de lait dans mon bol fumant. En règle générale, je hurle ou je vomis. Selon l’humeur. Mais elle continue de me torturer avec ce cacao bien trop chaud. Oui, je la déteste. Et pourtant, je ne vois qu’elle. Marie passe ses journées à dormir ou à pleurer et n’a guère de temps à me consacrer ces jours-ci.

La voilà qui part aux courses. Elle prévient Madame de son départ imminent et lui conseille de descendre pour surveiller sa petite, qui est en train de se rouler par terre parce qu’il n’y a plus de Pepito. Marie ouvre un œil, acquiesce d’un mouvement quasiment invisible de la tête et enfile un peignoir en soir rose pour tenter de braver les escaliers marbrés qui la séparent de la salle à manger. Un pas après l’autre, elle descend marche par marche, manquant de s’écrouler à chaque nouvel appui. La porte claque, elle et sa fille sont dorénavant seules, dans ce magnifique écrin de luxe de 300 m².

Si jadis entendre sa petite princesse pleurer était affolant pour elle, aujourd’hui elle trouve les plaintes de son enfant insupportables.

« Tais-toi ! » lâche-t-elle dans un dernier élan d’exaspération.

Je reste coite. D’ordinaire si douce, ma mère est devenue un véritable démon. Elle ne se contrôle plus et j’apprendrais plus tard que beaucoup ont pensé de cette jeune femme en sursis, qu’elle avait clairement perdu les pédales.

Elle s’assoit péniblement sur une chaise en velours bleu confortablement rembourrée, puis pose sa tête sur ses avant-bras, comme pour s’échapper de la réalité. Calmée, de mon côté, je reprends avec assiduité l’étripage de mon poupon.

Marie se lève d’un bond. Je suis surprise par tant de vélocité que je n’avais plus vu depuis longtemps. Elle se met à trembler de tout son corps. Un tremblement frénétique et effrayant, comme si elle était soudainement possédée. Ses yeux sont injectés d’hémoglobine et donnent l’impression de vouloir prendre la poudre d’escampette. Un filet de bave de plus en plus persistant mousse sur son menton. Marie s’écroule. De tout son poids de petit moineau aux ailes abattues, elle tombe net sur un parquet dur et indifférent à la scène qui se joue tragiquement plus haut. Sa tête vient lourdement se cogner contre l’angle d’une table cossue qui ne bronche pas et le sang se met à couler sur le crâne de la jeune femme.

Moi, je la regarde. Je suis pétrifiée devant ce spectacle démentiel. Je m’approche délicatement de ma maman, inerte devant moi, qui ne répond pas quand je tente de la réveiller. Instinctivement, je me mets à pleurer, tout en la secouant avec tendresse. De toutes petites larmes roulent sur mes joues roses, timides et étouffées, comme pour ne pas déranger la beauté funeste de la tragédie qui vient d’investir les beaux quartiers.

Allez savoir comment ou pourquoi, je me dirige alors vers le téléphone posé non loin de là, et de ma petite main habillée du sang de Marie, je compose le numéro des urgences que l’on m’a appris. J’essaie d’être claire dans mes sanglots de petite fille. On me dit de me calmer, que tout ira bien. Que les secours vont arriver.

C’est à ce moment là que tout devient flou pour moi. Il y a ce brancard, ces cris affolés de notre femme de ménage les bras chargés de victuailles qui alourdissent la scène. Les gestes sont rapides, trop rapides pour que je les comprenne, moi petite fille de 5 ans, qui ne se doute pas une seule seconde de la gravité de la situation. Je vois le corps de ma mère passer la porte, arrachée à sa vie, laissant derrière elle une petite fille sur le carreau.

Marie restera dans le coma plusieurs jours. Un soupir entre la vie et la mort. Ma grand-mère maternelle s’occupera de moi le temps que sa fille soit sortie d’affaires, pour le moment. Anorexique, dépressive et complètement épuisée par son existence décousue, il faudra des mois pour que la belle se sorte de ce cauchemar pourtant sans fin.

Cette image. L’image d’une maman à moitié morte sur un parquet maculé. Et bien vous savez quoi ? Cette image là, je prie pour pouvoir l’oublier…

10 réflexions sur “ÉPISODE 7 – La ronde des souvenirs

  1. Quel courage de coucher tout cela sur le papier et de nous le faire lire. Tu écris sublimement bien et nous devinons que trop bien les séquelles que doivent laisser une telle enfance. Hâte de lire la suite… Merci pour ce partage.

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    • Hello 🙂 Juste une pause je te rassure, la période est un peu compliquée pour moi, mais je vais y arriver !!! Bientôt un nouveau chapitre, je suis en train de le terminer ❤ ❤ Merci pour tous ces beaux encouragements ❤ ❤

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  2. Mon dieu horrible ! 😨😱
    Mais tu as raison d’utiliser l’écriture come catharsis
    En tout cas il faut beaucoup de courage pour faire remonter tout cela, pour avoir envie aussi de s’en « debarasser », et de nous le faire partager sans avoir peur d’être jugé. Bravo à toi

    Aimé par 1 personne

  3. J’admire votre courage…écrire sa propre histoire n’est pas simple… j’espère que ça vous aidera, si ce n’est à comprendre, à vivre avec et a avancer…hâte de vous lire à nouveau…merci 😌

    Aimé par 1 personne

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